Parler à mon frère décédé

je suis là pour vous

La vie d’une chenille est une vie de labeur. Avec sueur il brise sa coquille, avec courage il s’aventure dans le monde risqué et sans abri, puis rampant sur son corps, nourri seulement par l’espoir dans la vie, il traverse les difficultés et les travaux qui l’attendent dans ce court voyage. Il continue, malgré tout, parce qu’il sait. Quand votre voyage s’achèvera, il changera. Quand la vie de chenille n’aura plus rien à lui offrir, il l’abandonnera. Sans tarder et sans réfléchir, il ouvrira ses ailes et vivra comme un papillon, le papillon qui a toujours été, n’attendant que de prendre son envol.

Il en est de même de la vie des hommes, faite de luttes, de labeurs et trop souvent d’illusions. Nous ne sommes pas seulement ce que nous semblons être. Notre corps, vêtu de son identité, nous accompagne, avec bonté, dans le voyage et quand il a accompli sa destinée, quand le papillon qui est en nous est prêt à voler, il nous suffit d’abandonner la chenille de notre corps et d’ouvrir nos ailes.

C’est ce qu’est la mort du corps, la libération de l’esprit de sa prison, le retour à Dieu et à la vraie vie. Celui qui ne laisse son corps que d’un véhicule, revient à être ce qu’il est dans les mille vibrations de l’existence, avec son vrai visage, non plus voilé par des masques, des illusions, des hypocrisies, des attentes, sans limites à la pensée et aux émotions, aimé pour ce qu’il est réellement.

Le vrai tueur est celui qui reste, pas celui qui part. Pleurer, haïr, désespérer, crier, blâmer Dieu… c’est la mort, qui ne laisse aucune place à la compréhension et à la miséricorde, qui n’accepte pas seulement comme ce vide, qui refuse de voir la vérité.

Qu’est-ce que je peux dire qui n’a pas déjà été dit ? La mort n’est qu’une apparence, mais l’apparence ne doit jamais être la vie de ceux qui font encore leur chemin.

Qu’est-ce que c’est de vivre ? Qu’est-ce que c’est que de mourir ?

Tous ceux qui ont perdu prématurément quelqu’un d’important dans leur vie, arraché de leurs étreintes, de leurs yeux, de leur amour par une Dame Noire appelée la Mort, doivent savoir que rien ne se perd ! Que leurs êtres chers ne sont pas perdus dans le vide pour toujours, qu’ils ont seulement changé de vêtements, qu’ils ont ouvert leurs ailes, qu’ils vivent dans la Nouvelle Terre et le Nouveau Ciel, le Monde de l’Esprit, qu’ils vivent nourris de l’Amour de Dieu et heureux d’être qui ils sont vraiment, dépouillés du corps matériel lourd qui les a emprisonnés sur Terre et les a rendus esclaves des illusions et de la souffrance. Ils sont libres et emportent avec eux ce qu’ils ont appris de la vie, ce qu’ils ont reçu et ce qu’ils ont donné. Tous ceux qui pleurent, pleurent et insultent Dieu savent qu’il n’y a pas de culpabilité, pas d’abandon dans la mort et que la vraie mort est celle de l’âme, pas celle qui est arrivée à leurs proches. Ils attendent avec confiance votre sourire et votre joie qui leur montreront, une fois pour toutes, que vous êtes revenu à la vraie vie ! Ce miracle, votre guérison est leur plus grande joie et a le pouvoir de vous réunir pour toujours un jour et attendre ce jour est la seule façon de se sentir proche ! Ne les désespérez pas, mais ayez plutôt pitié de vos âmes, car elles vivent de la vraie vie, tandis que votre douleur inconsolable vous conduit à la mort. C’est la seule souffrance que vous pouvez infliger à vos proches, la seule ombre dans leur lumière. Fais-le pour eux, fais-le par amour ! Lève-toi encore !

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