Parler à ma soeur décédée

Je vous aide parce que c’est ma mission sur terre

Ce concept est très difficile à accepter quand on se rend compte que le chemin que Dieu nous montre pour revenir à Lui est plein d’obstacles et de souffrances, mais le fait est que, par nature, l’homme n’apprend rien dans la joie, la paix. L’homme apprend seulement dans la souffrance, parce que c’est la souffrance qui tue en nous l’ego, notre personnalité, notre esprit, qui a généré en nous l’illusion de la distance de Dieu. Pourquoi est-ce que c’est comme ça ?

La volonté de comprendre vient toujours du désespoir le plus profond et de la douleur la plus atroce. Seul un homme qui, en vivant, a rencontré la douleur et compris en profondeur sa faillibilité, sa vulnérabilité, son incapacité à affronter la vie, la maladie, les souffrances de l’âme et finalement la mort physique, se pousse à chercher Dieu, à trouver un sens à la vie, à chercher dans l’espérance d’une vie meilleure après la mort. Qui cherche Dieu s’il n’en a pas besoin ? Qui place l’espérance dans une vie éternelle si la mort de l’âme ne l’a pas touché de près ?

Le chemin passe dans la douleur. La douleur est l’instrument avec lequel Dieu nous rappelle à la vraie vie.

L’ILLUSION DE LA MORT DU CORPS

La vie humaine, quand elle est vécue loin de Dieu et du sens profond du voyage, quand la conscience de l’homme s’endort dans les profondeurs, est la seule mort qui existe ! La mort physique d’un corps qui s’endort pour toujours et laisse l’âme, libre, retourner au monde de l’Esprit, cette mort que nous pleurons toujours et dont nous désespérons n’est, en vérité, qu’une illusion, une tromperie de notre conscience. Elle est et restera toujours un passage, une porte qui relie la vie réelle à l’expérience humaine.

DES VÊTEMENTS DE RECHANGE

J’aime penser à la mort comme à des vêtements de rechange. Tant que vous vivez, vous acceptez de porter votre robe, mais quand elle est devenue trop serrée pour vous contenir, vous devez l’abandonner et en chercher une meilleure qui vous ressemble davantage. Vous voyagez sur terre et vous vous habillez avec vos pensées, vos idées, vos rêves, vos projets… vous les acceptez tous comme une partie de vous-même et ce que les autres voient comme des émotions que vous ressentez à chaque nouvelle rencontre, chaque obstacle, chaque expérience, c’est vous et pour un moment vous êtes heureux. Vous continuez aussi longtemps qu’il le faut jusqu’à ce que vous réalisiez que vous êtes différent et que vous réalisez que vous n’êtes plus ce que les autres pensent. Mais vous ne savez pas qui vous êtes et pendant que vous cherchez, vous réalisez que votre vie ne peut pas vous donner la réponse. Vous sentez qu’il est temps de partir, parce que vous avez appris tout ce que vous pouvez apprendre et que vous avez déjà donné tout ce que vous pouvez donner. L’âme est prête, elle aspire au Nouveau Ciel où étendre la lumière qu’elle a à l’intérieur et à la Nouvelle Terre où elle peut se rencontrer et percevoir Dieu comme elle le conçoit. La robe est devenue trop serrée, tu l’enlèves comme une robe usée que tu n’aimes plus. Mais changer de robe n’a rien à voir avec l’être. Jette ta robe, pas ta vie. Il change seulement de forme et de taille, comme la chenille qui devient papillon.

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